On parle beaucoup des présidentielles. On lit ici et là que les primaires des uns sont illégales, que les primaires des autres sont immorales.
On apprend que les centristes se cherchent, on tente de faire bonne figure malgré l’insoutenable suspens sur la candidature de Mosco. Bref, le traditionnel cirque de précampagne.
Dans un an, après l’élection « du Président de tous les Français », se profileront les élections législatives. Les 10 et 17 juin, exactement.
A douze mois de l’échéance, qu’en est-il dans les Vosges ? Quels candidats ? Quelle campagne ?
Les 4 députés UMP vont repartir au combat, cela ne fait nul doute. Mais il est certain qu’ils ne vivront pas la même aventure. En effet, si les sortants de la 1ère et de la 3ème circo peuvent espérer l’emporter de manière assez sereine, il en va différemment des 2 autres.
Michel HEINRICH est un bon député. Il rend des compte, rencontre très régulièrement ses administrés, et bénéficient d’une vision de terrain nourrie de sa fonction de maire. A noter que, même si les mises à jour sont à améliorer, il est présent sur la toile.
Très engagé dans la réforme des retraites, il a pris son bâton de pèlerin pour expliquer et convaincre. Sa forte dimension sociale le rend populaire, surtout dans sa ville où il a fait de la cohésion sociale une priorité absolue.
Les résultats décevants de son camp lors des élections régionales et surtout cantonales, à Epinal Est, ne devraient pas l’inquiéter outre mesure. Les causes de ces échecs sont diverses et les personnes ne sont pas les mêmes.
Quant à ses adversaires, non encore connus, bien que l’on devine qui peut représenter le PS, je les imagine mal le renverser.
Le contexte national est et sera a priori à son désavantage, mais pas suffisamment pour l’abattre, telle est ma conviction.
Dans la 3ème, François VANNSON est encore plus tranquille. Fort d’un bilan plus qu’honorable, et d’une popularité indéniable, le nouvel homme fort de l’UMP Vosges devrait être réélu.
Son engagement pour son territoire, que ce soit pour le secteur industriel, notamment automobile, le tourisme montagnard ou encore les jeunes, est réel. Ses compétences sont reconnues comme le démontre l’importance des missions qui lui ont été confiées par le Gouvernement.
Lui aussi rend des comptes au travers de réunions régulières et de son site Internet.
En face, beaucoup d’adversaires potentiels. Pourquoi pas le Bressaud Guy VAXELAIRE ? Un candidat à droite, poussé par le sénateur Romarimontain ?
Du côté de la Déodatie, beaucoup plus de suspens.
Gérard CHERPION a également un bilan honorable. Spécialiste de l’emploi et de la transition professionnelle, il a beaucoup apporté à son bassin industriel.
Toutefois, son déficit d’image et de communication, dans la circonscription et même dans le département le rendent fragile face à un candidat socialiste qui se donne une envergure nationale (qui tente de se donner…) et qui bénéficiera d’un bataillon déjà en ordre de marche.
Enfin, le député de la Plaine devra lutter de toutes ses forces pour parvenir à l’emporter.
Jean-Jacques GAULTIER aura face à lui un Christian FRANQUEVILLE, pour qui les contextes national et local, seront un atout (s’il se présente).
De plus, face aux événements récents, il est fort à parier que le Président du CG lui mette un candidat dans les pattes. Dans le même ordre d’idée, il n’est pas sûr que les militants et sympathisants, proches de Simon LECLERC, face la campagne du laborantin.
A l’instar de CHERPION, Jean-Jacques GAULTIER n’est pas le plus communiquant sur ses activités parlementaires, en tous cas pour les non habitants de la 4ème, dont je suis. Cela ne veut pas dire qu’il ne travaille pas ou qu’il n’est pas efficace.
J’aurai évidemment l’occasion d’y revenir. Mais le grand chelem sera plus difficile à obtenir cette fois pour l’UMP.
Ecrire un commentaire - Voir les 5 commentaires

Derniers Commentaires